21 juin 2023

Les projets en cours, le financement et les progrès 

En 2022, nous avons exploré l’engagement de la Belgique envers la transition verte de Next Generation EU (NGEU) et le plan de relance et de résilience. Aujourd’hui, en 2023, il est temps de faire le point sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs verts ambitieux fixés par le pays. Cet article offre un aperçu détaillé des projets en cours, des initiatives de financement et des chiffres clés par région, montrant comment la Belgique poursuit activement ses objectifs de durabilité et façonne un avenir plus vert pour tous. 

Qu’est-ce que Next Generation EU ? 

Next Generation EU (NGEU) est un instrument de relance temporaire visant à aider à réparer les dommages économiques et sociaux immédiats causés par la pandémie de coronavirus. Le mécanisme de relance et de résilience (MRR) est au cœur de NGEU, avec des prêts et des subventions disponibles pour soutenir les réformes et les investissements entrepris par les pays de l’UE. 

Pour accéder aux fonds de NGEU, chaque État membre est tenu d’élaborer un plan national de relance et de résilience (NRRP), définissant un ensemble cohérent de réformes et d’investissements pour la période 2021-2026. 

Ambitions pour la transition verte 

Le Fonds de relance et de résilience est inclus dans le cadre de Next Generation EU. L’objectif de ce fonds de 672,5 milliards d’euros est de soutenir les investissements publics, notamment dans la numérisation et dans la recherche d’une Europe plus verte, tout en rendant les économies nationales plus résilientes et mieux préparées pour l’avenir. 

Le programme de relance de NGEU repose sur trois piliers qui doivent être pris en compte dans chaque plan national des États membres et respecter un pourcentage minimal du financement total à allouer. 

Le Plan national belge sera soutenu par 4,5 milliards d’euros de subventions. 50 % du plan soutiendra les objectifs climatiques. 

Les principales mesures vertes du Plan national belge 

Les défis auxquels le gouvernement fédéral belge est confronté pour la transition verte incluent : 

  • Les importants besoins de rénovation du parc immobilier pour augmenter son efficacité énergétique. 
  • Rendre la mobilité et le secteur des transports plus durables. 
  • L’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. 
  • La pression sur la biodiversité, l’utilisation des terres et les cours d’eau . 

Sur la base de ces défis, le gouvernement a développé ses principales mesures vertes : 

Le plan soutient la transition verte grâce à des investissements de plus de 1 milliard d’euros dans la rénovation énergétiquement efficace des bâtiments, y compris le logement social. 

De plus, 1,3 milliard d’euros seront investis dans la mobilité durable, principalement en améliorant les infrastructures ferroviaires, en finançant des bus publics écologiques, en déployant des bornes de recharge électrique, en développant les transports publics urbains et en créant ou rénovant des voies cyclables. 

En outre, il y a la promotion du transport routier électrique en limitant le traitement fiscal préférentiel des voitures de société aux véhicules à zéro émission d’ici 2026

Le plan soutient la décarbonation du secteur de l’énergie en promouvant l’utilisation de l’hydrogène comme source d’énergie, avec un investissement de 540 millions d’euros

Pour la biodiversité et l’adaptation au changement climatique, 400 millions d’euros seront investis pour reconnecter les écosystèmes, améliorer les zones naturelles protégées, les forêts et les zones humides, ainsi que pour des mesures structurelles visant à gérer de manière durable la disponibilité de l’eau et ainsi accroître la résilience face au changement climatique. 

Comment les régions organisent-elles leurs projets en fonction de la transition verte nationale ? 

La transition verte de la Belgique est divisée en trois composantes principales, qui servent d’inspiration pour les plans régionaux de relance et leurs projets verts. 

1.- Rénovation de bâtiments  

L’objectif principal est de rénover les bâtiments existants et de les rendre plus économes en énergie et en ressources : 

  • Les bâtiments publics. 
  • L’infrastructure sociale. 
  • Les bâtiments résidentiels. 
  • Les bâtiments les moins performants. 

Cette composante contribue à : 

  • La réduction des émissions de gaz à effet de serre. 
  • Le développement d’emplois et de la croissance dans la construction durable. 
  • La résilience sociale grâce à des factures d’énergie moins élevées. 

2.- L’essor des technologies énergétiques : 

Cette composante concerne les développements technologiques qui soutiennent la transition énergétique et l’intégration du système pour réduire davantage les émissions de CO2, en mettant l’accent sur les secteurs industriels : 

  • L’électrification. 
  • L’hydrogène vert comme matière première et vecteur d’énergie. 
  • La capture, l’utilisation et le stockage du CO2. 
  • Le renforcement de la résilience face à la sécheresse et aux fortes pluies. 
  • L’augmentation des avantages pour l’agriculture, le tourisme, les citoyens et l’environnement. 

L’ambition est de garantir l’ancrage durable de l’industrie et de développer de nouveaux secteurs orientés vers l’avenir, le tout dans le cadre d’un système énergétique intégré. 

3.- Climat et environnement : 

L’objectif est de préserver et de réhabiliter la biodiversité grâce à une utilisation et une restauration durables des forêts, des zones humides, des rivières sinueuses et des prairies. De plus, ces mesures contribuent à : 

  • La séquestration du CO2 et à la création de puits pour d’autres gaz à effet de serre. 
  • La préparation au changement climatique en améliorant la gestion de l’eau et les infrastructures. 
  • Le renforcement de la résilience face à la sécheresse et aux fortes pluies. 
  • L’augmentation des avantages pour l’agriculture, le tourisme, les citoyens et l’environnement. 

L’environnement relève de la compétence régionale en Belgique. Conformément aux différences géographiques et spatiales entre la Flandre et la Wallonie, la Flandre se concentre davantage sur les défis de gestion de l’eau, tandis que la Wallonie met davantage l’accent sur la durabilité des zones forestières. 
 

Mise à jour 2023  

Flandre – Leader des énergies renouvelables et de l’économie circulaire 

La Flandre a réalisé d’énormes progrès dans les initiatives d’énergies renouvelables et d’économie circulaire. Avec un accent sur l’innovation et la technologie, la région a réussi à attirer des investissements importants dans des projets durables. Les chiffres clés incluent une augmentation de 20 % de la capacité des énergies renouvelables, totalisant 4 GW, et une réduction de 15 % des émissions de gaz à effet de serre depuis 2022. La Flandre a alloué 1,5 milliard d’euros des fonds de NGEU pour soutenir les initiatives d’économie circulaire, ce qui a permis la création de plus de 10 000 emplois verts. 

Wallonie – Promotion de l’agriculture durable et de l’efficacité énergétique 

La Wallonie a fait de l’agriculture durable et de l’efficacité énergétique des piliers essentiels de sa transition verte. La région a investi 1 milliard d’euros dans les pratiques agricoles durables, ce qui a entraîné une réduction de 30 % de l’utilisation des pesticides chimiques. La Wallonie a également alloué 900 millions d’euros pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, ce qui a permis une diminution de 25 % de la consommation d’énergie. De plus, la région a connu une augmentation significative de l’adoption des véhicules électriques, avec une augmentation de 50 % de l’infrastructure de recharge dans les principales villes. 

Bruxelles – Transformation en un pôle urbain durable 

Bruxelles, en tant que capitale de la Belgique et pôle d’innovation, favorise le développement urbain durable. La région a consacré 800 millions d’euros pour transformer les espaces publics en espaces verts, ce qui a permis la création de 50 nouveaux parcs urbains. Bruxelles a également investi 600 millions d’euros dans des initiatives de transport durable, notamment l’expansion des infrastructures cyclables et le développement des transports publics électriques. En conséquence, la région a réussi à réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports. 

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Yvette Poumpalova

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