16 novembre 2023

Afin de faire face à la crise économique résultant du COVID-19 d’une manière juste, équitable et respectueuse de l’environnement, la Commission européenne soutiendra les efforts déployés au niveau national, en particulier dans les pays les plus touchés, par l’intermédiaire de NEXT Generation EU. Le plan de relance prévoit de lever des fonds en relevant temporairement le plafond des ressources propres à 2 % du revenu national brut de l’UE, ce qui lui permettra d’emprunter 750 milliards d’euros sur les marchés financiers. Une partie de cette somme a été allouée au plan de relance et de résilience de la Belgique, qui a été révisé en 2023 de manière à ce que le plan reçoive 5,3 milliards d’euros.  

5,3 milliards d’euros pour le plan de relance et de résilience belge  

La Belgique a été l’un des premiers pays à recevoir un préfinancement (770 millions d’euros) au titre de la facilité de redressement et de résilience (RRF) en 2022. Cela a permis de donner un coup de fouet à la mise en œuvre des mesures d’investissement et de réforme cruciales décrites dans le plan initial de redressement et de résilience de la Belgique.   

Sur les 750 milliards d’euros d’aide de l’UE au titre de la Next Generation EU, quelque 4,5 milliards d’euros ont été affectés à la Belgique. En 2023, la Belgique a proposé un nouveau plan, demandant un financement supplémentaire sous forme de subventions et de prêts pour couvrir 40 réformes et 119 investissements. Elle a également ajouté un chapitre RePowerEU pour inclure 4 nouvelles réformes, 17 nouveaux investissements, 7 investissements transférés du plan initial et un investissement renforcé. En outre, la Belgique a proposé de modifier 63 mesures du plan initial.   

70 % du budget du plan initialement convenu devait être déboursé entre 2021 et 2022, mais les circonstances ont empêché la réalisation de certaines mesures comme prévu initialement :  

  • Notamment une forte inflation en 2022 et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement causées par la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine ;  
  • La demande d’utiliser 264 millions d’euros de prêts du FRR ;  
  • L’allocation de subventions de 5,9 milliards d’euros à 4,5 milliards d’euros, suite à la mise à jour de juin 2022 de la clé de répartition des subventions du FRR, qui reflète les résultats économiques de la Belgique en 2020 et 2021, comparativement meilleurs que ceux initialement prévus.  

Pour financer le plan révisé, la Belgique fait appel à la réserve d’ajustement du Brexit, en allouant 229 millions d’euros, et obtient 264 millions d’euros supplémentaires par le biais de prêts. Associé aux subventions RRF et REPowerEU existantes (4,5 milliards d’euros et 282 millions d’euros, respectivement), le plan de relance et de résilience modifié affiche un montant impressionnant de 5,3 milliards d’euros.  

Financement du plan belge de relance et de résilience   

La relance de l’économie est l’occasion d’accélérer la transition vers une croissance plus durable, plus intelligente et plus inclusive, tout en renforçant la résilience socio-économique et climatique.   

Alors que le plan initial était entièrement financé par des subventions allouées dans le cadre du Fonds pour la relance et la résilience (RRF) (d’une valeur totale de 5,9 milliards d’euros), le plan nouvellement proposé sera désormais financé par des subventions allouées dans le cadre du Fonds pour la relance et la résilience. Le nouveau plan proposé sera désormais financé à la fois par des subventions et des prêts :  

  • 264 millions d’euros de prêts au titre du RRF  
  • 4,5 milliards d’euros de subventions  

Les six objectifs envisagés par le PNRR belge devraient être achevés d’ici 2026.  

Le plan national de relance et de résilience de la Belgique s’articulera autour de six axes stratégiques, chaque axe contenant des mesures et des dépenses spécifiques. Chacune d’entre elles s’inscrit dans un ou plusieurs des principaux piliers sur lesquels repose la facilité pour la relance et la résilience :    

  1. Transition écologique  
  2. Transformation numérique  
  3. Croissance intelligente, durable et inclusive  
  4. Cohésion sociale et territoriale  
  5. Santé et résilience économique, sociale et institutionnelle  
  6. Politiques pour la prochaine génération, les enfants et les jeunes  

Changements dans la transition verte et la transformation numérique  

Le PRR belge, réparti sur trois régions, comprend un total de 140 projets de réforme ou d’investissement expliquant comment il investira les premiers soutiens financiers reçus entre 2021 et 2023.    

Alors que l’UE attendait au moins 37 % des fonds alloués aux objectifs climatiques, la Belgique consacrera désormais pas moins de 51 % de son budget à ces objectifs. Les initiatives clés du chapitre REPowerEU, telles que la réforme des procédures d’appel et le soutien aux énergies renouvelables dans les logements sociaux, contribuent de manière significative à cette transition verte.  

Malgré une révision à la baisse de l’allocation du FRR, la Belgique maintient un agenda numérique solide en 2023, allouant 27 % des fonds à la transition numérique (20 % étaient requis par l’UE).  

Les réformes restantes se concentrent sur le renforcement de la résilience sociale et économique de la Belgique.  

Quels sont les principaux défis auxquels le pays est confronté ?  

Le plan global de redressement et de résilience de la Belgique est sur le point d’apporter des changements transformateurs en s’attaquant aux défis spécifiques du pays grâce à une combinaison stratégique de réformes et d’investissements ciblés. Le règlement relatif à la facilité de redressement et de résilience prévoit que le plan doit être achevé d’ici août 2026. La Belgique s’est engagée à favoriser une croissance durable dans différents secteurs.  

Transition verte : favoriser un avenir durable  

  • Rénovation et durabilité : la Belgique reconnaît l’urgence des rénovations énergétiques et engage plus d’un milliard d’euros pour améliorer l’efficacité énergétique de son parc immobilier, en mettant l’accent sur les logements sociaux.  
  • Mobilité durable : Un investissement substantiel de 1,3 milliard d’euros est alloué à la transformation de la mobilité, en mettant l’accent sur l’amélioration de l’infrastructure ferroviaire, les bus publics écologiques, les stations de recharge électrique, le développement des transports publics urbains et la création de pistes cyclables.  
  • Décarbonisation de l’énergie : le plan soutient la décarbonisation du secteur de l’énergie en investissant 390 millions d’euros dans la promotion de l’hydrogène en tant que source d’énergie, accompagnée de réformes visant à faciliter son intégration.  
  • Biodiversité et adaptation au climat : Un investissement de 400 millions d’euros vise à reconnecter les écosystèmes, à améliorer les zones naturelles protégées et à mettre en œuvre des mesures structurelles pour gérer la disponibilité de l’eau, afin d’accroître la résilience au changement climatique.  
  • Île énergétique offshore : la Belgique prévoit de développer un centre énergétique offshore en mer du Nord, connu sous le nom d' »île énergétique », qui reliera au moins 3,15 GW de la future énergie éolienne offshore au réseau électrique terrestre.  

Transition numérique : naviguer dans le paysage numérique  

  • Relever les défis numériques : la Belgique s’attaque de front aux défis numériques, en remédiant au manque de compétences numériques, en renforçant l’état de préparation des infrastructures et en transformant les services publics grâce à la numérisation.  
  • Investir dans l’éducation : un investissement de 440 millions d’euros est réservé à un système éducatif inclusif et à l’épreuve du temps, mettant l’accent sur les compétences numériques et STEM, et garantissant l’accès aux outils numériques et à la technologie pour tous les étudiants.  
  • Transformation numérique des services publics : 585 millions d’euros sont alloués à la transformation numérique de l’administration publique, du système judiciaire et des soins de santé, en mettant l’accent sur l’amélioration de l’accès pour les citoyens et les entreprises et sur le déploiement d’une infrastructure de connectivité avancée.  

Résilience économique et sociale : Favoriser la croissance inclusive  

  • Éducation et acquisition de compétences : Le plan donne la priorité à des systèmes éducatifs efficaces et inclusifs, en alignant l’acquisition des compétences sur les besoins actuels et futurs du marché du travail, en particulier dans le contexte des transitions verte et numérique.  
  • Efficacité des dépenses publiques : La Belgique vise à améliorer la qualité et l’efficacité des dépenses publiques par l’examen des dépenses, en redéfinissant les priorités en faveur de la croissance et des dépenses respectueuses de l’environnement. 
  • Réforme du régime des pensions : Anticipant des bénéfices à long terme, une réforme du régime des pensions devrait améliorer la durabilité et l’adéquation des pensions.  
  • Innovation et reconversion : Des investissements significatifs de 450 millions d’euros dans la requalification et l’amélioration des compétences, et de 400 millions d’euros dans l’infrastructure de recherche et d’innovation soulignent l’engagement de la Belgique en faveur de l’innovation et du développement du capital humain.  

Le plan de relance et de résilience de la Belgique, qui comprend d’ambitieuses mesures écologiques, numériques et socio-économiques, place le pays à l’avant-garde du développement durable et constitue une feuille de route que d’autres nations pourront suivre dans leur quête d’une économie résiliente et prête pour l’avenir. 

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Yvette Poumpalova 

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